Viola Isufaj
Viola Isufaj appartient à cette génération charnière, née à la fin de la dictature et ayant grandi dans ses dernières années. Adolescente au moment de l’effondrement du régime, elle a hérité de ses silences, de ses récits étouffés — d’autant plus qu’elle vient d’une famille d’opposants, durement persécutée. Son œuvre se situe à la frontière entre mémoire transmise et parole retrouvée. Elle écrit dans un monde post-totalitaire, mais dans une langue imprégnée de tout ce qui n’a pas pu être dit. C’est là que réside la singularité de sa voix.

