Aix-en-Prevence, le 17 juin, 2026
Dans sa série consacrée aux synopsis, Klarabudapost ensemble avec des èditions BILINGUE met à l’honneur des projets romanesques qui méritent d’être découverts et traduits en français.
Synopsis of Reviens en septembre de Skifter Këllici
Le roman se déroule entre Boston et New York, à la veille et durant les attentats du 11 septembre 2001. À travers les destins croisés de plusieurs personnages issus d’horizons différents, il raconte comment une tragédie historique vient bouleverser des existences ordinaires, des projets d’avenir et des rêves de bonheur.
Au cœur du récit se trouve Sokol Kama, journaliste d’origine albanaise devenu responsable de la sécurité à l’aéroport Logan de Boston. Son regard relie les différents fils de l’histoire et donne au roman sa dimension humaine. Quelques mois avant les attentats, le journaliste américain Steve Robertson prépare un reportage consacré aux ouvriers chargés du nettoyage des vitres des tours du World Trade Center. Il rencontre Besim Vokshi, ancien instituteur kosovar ayant fui la Yougoslavie puis l’Albanie avant de s’établir aux États-Unis, ainsi que Marko Muzaka, un Italo-Arbëresh fier de ses racines albanaises.
Steve est accompagné de sa fiancée Jacqueline, hôtesse de l’air, qu’il doit épouser le 20 septembre 2001. Leur histoire d’amour est associée à une chanson, Reviens en septembre, qui devient le leitmotiv du roman. Autour d’eux gravitent également Saïd, un Algérien parfaitement intégré à la société américaine et marié à Serena, une jeune Américaine enceinte, ainsi que Yasser, comptable discret mais islamiste radical infiltré, animé par une haine profonde de l’Amérique et des valeurs qu’elle représente.
À l’approche du mois de septembre, tous se projettent vers l’avenir. Steve et Jacqueline préparent leur mariage. Besim attend avec joie le dixième anniversaire de son fils. Saïd et Serena s’apprêtent à accueillir leur premier enfant. Marko envisage des vacances en Albanie, sur les terres de ses ancêtres. Rien ne laisse présager le drame qui se prépare.
Le 11 septembre 2001, Jacqueline s’apprête à effectuer son dernier vol avant son mariage. À l’aéroport Logan, Sokol remarque plusieurs passagers arabes porteurs de petits couteaux. Troublé, il tente d’attirer l’attention des autorités, mais la réglementation de l’époque autorise ce type d’objet à bord. Malgré ses réserves, il est contraint de les laisser passer.
Parmi ces passagers se trouve Mohamed Atta. Quelques minutes après le décollage, lui et ses complices détournent l’avion, assassinent les pilotes et prennent le contrôle de l’appareil. Jacqueline, terrifiée, parvient à appeler Steve et lui annonce que l’avion ne retourne pas à Boston mais se dirige vers New York. Journaliste de télévision, Steve comprend qu’il est à la fois témoin d’un événement historique majeur et victime d’une tragédie personnelle. L’appareil finit par s’écraser contre la première tour du World Trade Center.
Au même moment, Besim et Marko travaillent sur les façades des tours. Lorsque l’impact survient, Besim se retrouve piégé dans sa nacelle suspendue. Marko refuse de l’abandonner et tente désespérément de le sauver. Ensemble, ils cherchent une issue alors que les flammes envahissent progressivement le bâtiment. Dans ces instants ultimes, Besim repense à sa fuite à travers les frontières, à son combat pour la liberté du Kosovo, à sa famille et à son fils. Leur amitié devient une forme de résistance humaine face à l’inéluctable.
À l’intérieur de la tour, Yasser profite du chaos pour empêcher des employés de fuir. Il cherche à les convaincre qu’il n’existe aucun danger et tente même de bloquer certaines voies d’évacuation. Saïd découvre ses agissements et s’oppose à lui dans un affrontement dramatique. Gravement blessé, il parvient néanmoins à sauver de nombreuses personnes avant d’être retrouvé par Serena au pied des tours qui s’effondrent.
Pendant ce temps, à Boston, l’enquête débute. Les autorités cherchent à comprendre comment les terroristes ont pu franchir les contrôles de sécurité. Sokol révèle qu’il avait signalé le danger. Fatma, une collègue marocaine, dénonce les amalgames et les préjugés qui assimilent tout un monde à la violence de quelques fanatiques. Ensemble, ils incarnent une autre réalité : celle des immigrés qui ont tenté d’empêcher la catastrophe et qui se retrouvent eux aussi frappés par ses conséquences.
À la fin du roman, Steve, anéanti par la disparition de Jacqueline, demande à Sokol d’écrire l’histoire de tous ceux qui ont été emportés par cette journée. Ce projet devient un acte de mémoire. Le roman se transforme alors en hommage aux victimes, aux héros anonymes et aux vies interrompues. À travers le refrain de Reviens en septembre, qui revient comme une mélodie obsédante, demeure l’écho des promesses non tenues, des amours brisées et des destins suspendus par l’un des événements les plus marquants du XXIᵉ siècle.
Quatrième page du roman à publier
REVIENS EN SEPTEMBRE
« Reviens, mon amour, en septembre… »
Steve Robertson et Jacqueline comptent les jours qui les séparent de leur mariage. Besim Vokshi attend avec impatience le dixième anniversaire de son fils. Saïd et Serena rêvent à la naissance de leur premier enfant. Marko prépare un voyage sur la terre de ses ancêtres albanais.
À Boston comme à New York, la vie suit son cours, portée par les promesses de septembre.
Mais le matin du 11 septembre 2001, quelques hommes embarquent à bord d’un avion avec l’intention de changer le cours de l’Histoire.
En quelques heures, les destins d’une hôtesse de l’air, d’un journaliste, de travailleurs immigrés, de passagers anonymes, de policiers, de secouristes et d’employés du World Trade Center vont se croiser dans l’une des journées les plus tragiques de l’époque contemporaine.
Entre les tours jumelles de Manhattan et l’aéroport Logan de Boston, entre l’espoir et la catastrophe, entre l’amour et la perte, ce roman choral fait entendre les voix de celles et ceux qui avaient encore des projets, des rêves et des promesses à tenir lorsque le monde s’est soudainement arrêté.
À travers leurs histoires entremêlées, Reviens en septembre est un hommage à la mémoire des disparus, mais aussi à la force de ceux qui continuent à vivre, à aimer et à témoigner après l’impensable.
Parce qu’avant d’être un événement historique, le 11 septembre fut d’abord une somme de vies interrompues.
Quelques heures plus tôt, tous croyaient encore avoir le temps.

Skifter Këlliçi
Skifter Këlliçi, né en 1938 et résident de Watertown (Massachusetts) depuis 1998, est un romancier, journaliste et scénariste albanais dont l’œuvre, riche d’une douzaine de livres, s’étend sur plus de soixante ans.
PREMIER SYNOPSIS PUBLIÈ Dans sa série consacrée aux synopsis, Klarabudapost ensemble avec des èditions BILINGUE, INSTITUT FRANÇAIS D’ÉTUDES ALBANAISES
COPYRIGHT SKENDER KËLLIÇI
COPYRIGHT KLARABUDAPOST


Attentat de 11 septembre